Environnement

Le fokontany d’Ampahantany est une zone enclavée et accidentée qui ne bénéficie pas du dynamisme économique de la ville portuaire de Tamatave, située à 70 Km au nord. Elle reste donc à l’écart des grands programmes de développement, quand bien même de nombreuses associations de défense de l’environnement œuvrent déjà dans les vastes zones forestières qui composent la région. Celles-ci, par leur implantation, et leurs actions – reboisement et préservation de l’environnement – participent au progrès social.

L’association MADA’GASY TSARA, soutenue par MADA M’IZA, est quant à elle le seul acteur local non gouvernemental œuvrant en priorité pour un développement social dans le village, à travers des concepts basés sur l’environnement (la Coop, le tourisme et le centre d’étude à l’environnement).

La population se trouve dans une situation de pauvreté très accentuée depuis les interdits d’exploitation de la forêt littorale – gravement menacée – et de la culture sur brûlis, et l’appauvrissement des ressources halieutiques (surexploitation des zones de pêche). De plus, compte tenu de son isolement géographique, la dynamique locale est marginalisée des circuits commerciaux existants, et la recherche d’alternatives économiques est de fait extrêmement compliquée.

Ampahantany est donc un exemple concret des difficultés économiques et sociales générées par l’enclavement rural. Les habitants vivent d’activités journalières (principalement le charbonnage), mais ne possèdent pas de système agraire répondant aux besoins alimentaires quotidiens.

Cette zone, largement dominée par des forêts tropicales, est riche en biodiversité et représente, pour les ONG concernées par l’environnement, un enjeu de préservation et de protection du site. A Ampahantany, les forêts ont été remplacées par des collines de bruyères qui servent à la population d’espaces pour y creuser des fours à charbon de bois. En outre, de par la nature du sol de la région, l’agriculture maraîchère n’est pas une pratique culturelle dans le village. Celle-ci se focalise sur le « Tavy » (culture sur brûlis) en dépit des interdictions, afin d’alimenter les cultures familiales (riz et manioc).

Face à cette désolation environnementale, la transformation de ces collines désertiques en une vaste surface agricole est une façon de travailler sur l’environnement tout en tenant compte des besoins locaux. Ainsi la coopérative agricole communautaire s’inscrit-elle dans l’harmonisation des alternatives économiques favorables à l’environnement et au développement humain, qui forment la base du concept de Développement Durable.